Les Echos de la Lézarde

19 août 2007

Vieille à la rhubarbe et aux graines de fenugrec

Longtemps je me suis régaler de vieilles au four avec oignon, cidre ou vin blanc. Ma grand-mère les préparait si bien dans sa cuisinière à bois.
Evidemment je parle de ces si jolis poissons de roche : orange, bleus ou verts ils décorent l'étal d'un poissonier.
Réputée comme ayant beaucoup d'arrêtes, je crois surtout qu'elle a une peau épaisse avec de grosses écailles ; pour revenir aux arrêtes (un doute je ne sais plus l'orthographe de ce mot et pas de dictionnaire sous la main ! Tant pis je continue avec celle-ci pour rester cohérent), pour revenir aux arrêtes donc tous les poissons n'en auraient-ils pas le même nombre ? Seule la taille peut varier d'une espèce à l'autre.

Devant la maison à Locquémeau il y a la baie de Lannion avec une côte rocheuse variée et des algues en grande quantité : habitat de prédilection pour le poisson qui nous intéresse aujourd'hui. La vieille aime à se promener dans les amas de roches, se glisser entre les algues pour surprendre les petits crustacés que ses dents acérées et sa machoires broient facilement. Mon grand-père posait des filets dans les passes entre les blocs les plus importants et attrapait donc des vieilles, des bars parfois et des crustacés.
Et ma grand-mère nous les préparait au four.

Depuis j'ai parcouru un peu le monde, lu beaucoup plus et pris goût aux épices. Maintenant les poissons au four sont trop loin de ma mémoire et je m'essaie à autre chose.

Nota : il n'y aura pas de photo avec cette recette, mon appareil est en réparation après une malencontreuse chute.

Dans mon jardin, à Montivilliers, il y a un pied de rhubarbe et je me disais que l'acidité de ces tiges pourrait bien servir à quelque chose. Et comme au petit port au Havre j'ai trouvé une petite vieille j'ai voulu faire un essai : la rhubarbe peut-elle remplacer le citron utilisé pour les recettes dites à la Tahitienne.

J'ai donc fait une compote des mes tiges après les avoir découpées en petits morceaux. Puis j'ai laisser refroidir.
De la vieille j'ai levé les filets pour eux-aussi les découper en morceaux.
Et j'ai mis ces morceaux et la compote froide en ajoutant un mélange de baies pilées (amélioration ? mettre ces baies pilées dès la préparation de la compote pour faciliter les transferts) et des graines de fenugrec moules.
Attendre 3 ou 4 heures que l'acidité ait cuit le poisson.
Passer le poisson dans une passoire assez lâche pour éliminer la compote et ne garder que le poisson mais ne pas rincer.
Ajouter à nouveau des graines de fenugrec (j'aime beaucoup cette épices) moulues et corriger le sel.

Nous avons dégusté avec un champagne.

Ne partez pas : la vieille c'est comme le cochon, dedans tout est bon.
Vous avez récupéré les filets mais tout le reste peut être transformé en soupe. Dans un faitout mettez donc la parure, couvrez d'eau et faites bouillir de telle façon que la chair se détache facilement.
Laissez refroidir pour aller séparer les arrêtes et tout ce qui ne se mange pas de la chair.
Puis dans le bouillon, à cette chair ajoutez les légumes et les épices que vous voulez pour faire votre soupe de poisson (pommes de terre, carottes, tomates, feuilles de céleri, oignon, ail, anis étoilé, poivre, clou de girofle....pas de fengrec cette fois-ci !).
Faites cuire le tout, mixez et ...........

Bon appétit

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23 juillet 2007

Délice Paloma

Sommes allés hier soir voir "Délice Paloma", chronique douce amère de la vie algérienne en ce début de millénaire.

Après les années noires et avec les privatisations à tout va, l'argent abonde et il est assez facile pour qui a peu de scrupule de s'enrichir rapidement.

Aldgéria est de ces gens : elle monte des magouilles assez sordides pour réaliser son rêve. Racheter les Thermes de Caracalla et les rebaptiser Thermes d'Aldgéria.

Pour mémoire, Caracalla fut un empereur romain connut pour sa cruauté et son manque total de sentiment.

Et tout le film malgré quelques longueurs est là pour démontrer la renaissance de l'Algérie après les année d'étatisation puis de terrorisme sans pitié.

Dans cette courte période  pendant laquelle le terrorisme jugulé redonne à tous l'envie de profiter de la vie et où s'enrichir facilement facile (même si le film n'en parle pas, c'est aussi la période de Khalifa).
Aldgéria la maman de sa bande :

- sa soeur, sourde et muette, conscience du groupe ;
- Ryadh, son fils qui ne cherche qu'une chose, émigrer vers l'Italie pour y retrouver un père inconnu et improbable ;
- Shérahazade, sa fille adoptive qui se représente bien l'Algérie nouvelle : las de la terreur, lasse de l'argent obtenu par des moyens douteux et qui aspire à une vie rangée, de mère de famille (existe t'il une étude sur la représentation sexuée des pays : l'Algérie est une femme, une mère de famille). Elle épousera un ouvrier qui fera de cette jeune femme émancipée une femme voilée. Les jumeaux qu'elle en aura représentent-ils la dualité de l'Algérie encore en devenir ?

A cette équipe viendra s'intégrer Rachida, ange rédempteur qui se sacrifiera pour que de cette ancienne Algérie de corruption et de stupre naisse la nouvelle Algérie.
La fête organisée dans les Thermes par le ministre qu'Aldjéria cherche à acheter est l'ultime bacchanale avant la société décadente disparaisse pour renaître de ces cendres dans un monde plus rangé ( plus civilisé ?) bien que les problèmes de fond ne soient toujours pas réglés, le problème du logement ne semble pas régler.

Pour la petite histoire nous étions 8 dans la salle, certes petite et mal aisée, qui aurait pu en accueillir 10 fois plus. Ce n'est pas Harry Potter............

Bonsoir

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04 juillet 2007

Week end à Locquémeau

Ce premier week end de juillet nous sommes alleés à Locquémeau juste pour le plaisir.
Comme partout ce n'était pas un temps de saison. des nuages, de la pluie mais peu de vent.
Le coucher de soleil samedi soir était magnifique : tout en gris et ardoise. La mer à nos pieds était calme alors que la houle brisait sur les roches au large.
Au lieu du chatoiement habituel et du lent passage du blanc vers le rouge, nous sommes passés par toutes les variations de gris. Et tandis que nous n'étions pas gênés par le vent, en altitude les nuages couraient vers l'est.
Et la température était douce.
Pas de photo : il faudrait avoir en permanence un appareil à son côté et s'extraire de l'instant pour penser aux absents et leur faire partager de tels moments. Tant pis. L'été pourri n'est pas fini.

Malgré je vous livre un beau champ de blé et de coquelicots entre St Michel et Ploumilliau : utiliserait-on moins d'herbicide ?RIMG0104

Bonsoir à tous

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20 juin 2007

Maquereaux à l'étuvée

Ce qui est bien avec un kayak, c'est la possibilté de pêcher facilement. Léger on peut se mettre à l'eau presque partout. Discret il n'effraie pas le poisson.
Bon il faut quand même signaler que l'embarquement du poisson n'est pas toujours facile et que son stockage se fait entre les jambes : gare aux piqûres de nageoires.

Donc je suis aller à la pêche à Fécamp, au Trou au chien, avec Benoît et François et la ferme intention de prendre quelques bars. Ceux-ci n'étaient pas au rendez-vous mais avaient délégué quelques maquereaux qui acceptèrent fort gentiment de se joindre à nous. Pas de bredouille.

Comment préparer d'une façon originale ces dos bleus ? Je me suis alors souvenu qu'au Havre nous avons le restaurant La Villa, 2 étoiles au Michelin, et que j'y avais dégusté des filets cuits dans des bocaux Le Parfait.

Improvisons sans fou rire.

D'abord levons des filets : le poisson étant frais, cela se fait simplement. Salons les légèrement pour qu'ils passent une bonne nuit. Au matin rincez les, essuyez les et mettez les à mariner. Comment procéder pour la marinade : un grand trait de sauce soja spéciale marinade, du gingembre en poudre ( le frais aurait été meilleur mais improvisation...) et du fenugrec moulu. Toute la journée au frais vous laissez les filets marinés pendant que vous faites de même au bureau.
Le soir venu pour que tout soit parfait il eut fallu que vous ayez les bons bocaux cités plus hauts. Tant pis prenez de vulgaires pots à confitures, à ce que vous voulez, à partir du moment qu'ils soient en verre et soient équipés d'un couvercle fermant de façon à peu près étanche. On n'est pas là pour faire des conserves !
Mettez les filets dans les bocaux, pas plus de 2 filet par bocal, arrosez de la marinade et fermez.

Préparez votre cocotte minute : un peu d'eau dans le fond, un panier, les bocaux dans le panier. On ferme, on chauffe et quand la soupape tourne attendre 7 minutes. Décompressez et servir les bocaux chauds (ou les bocauds chaux ou mieux les baudcos chaux).
Vous noterez qu'il ne faut pas lésiner sur la marinade pour que sa vapeur cuise bien les filets.

Variante : remplacer la sauce soja par du vin blanc sec.

Garniture : des pommes de terre nouvelles sautées, du riz. Pourquoi pas des rutabagas ? laissez faire votre imagination.

Bon  appétit

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13 juin 2007

We feed the world

Suis aller voir samedi dernier, ce documentaire au cinéma Eden du Havre. Pour le voir il fallait bien choisir son créneau : seulement 4 séances sur la semaine avec une à 14h30 en semaine et une autre à 22h30 le mardi. Bref j'y suis aller le samedi aprrès midi et nous n'étions que 15 pour assister à la projection. J'espère que les autres séances ont été plus courues.

Ainsi donc le documentariste a choisi pour titre le slogan de Pioneer, fournisseur de semences bien connu des professionnels. Fournisseur de semences hybrides qui ont le gros avantage de devoir être achetée chaque année. Et de mettre le cultivateur en situation de dépendance. Dès le premier essai : vous connaissez un autre produit générant une dépendance aussi rapidement ? C'est aussi un produit d'origine agricole transformé par des gens qui veulent votre bien.

Dans notre cas, celui des semences, les gouvernements se font même complices en subventionnant largement le premier achat de semence. Et tant pis pour toi petit cultivateur à qui il faudra toujours produire plus, pour pallier la chute des cours des produits agricoles sur ton marché, ou laisser la place à un autre qui a besoin de plus d'espace en attendant qu'un autre encore moins cher lui fasse subir le même sort.

Faites un tour sur Google Earth et chercher à voir les photos satellite de la région d'Alméria, Espagne : la parti blanche correspond aux serres. C'est véritablement impressionant.

Et tout est du même tonneau : déforestation et défrichage de surfaces équivalentes à celle de la France pour l'exportation de soja vers l'Europe, où de notre côté on brûle du mais, pour nourrir le bétail. Le tout à coups de tonnes de pétrole tout au long de la chaîne : pour chauffer, pour refroidir, pour transporter, pour transformer... Et comme le dit cyniquement le Président de Nestlé : il faut que les pays riches puissent acheter toujours moins cher et de tout.

Jamais n'a été si vrai que l'expression TPMG (Tout Pour Ma Gueule).

Et encore l'auteur n'aborde pas les manipulations génétiques des plantes, l'emploi de pesticides aussi nocifs pour l'homme que pour les organismes qu'ils détruisent, les produits chimiques utilisés dans l'industrie agro-alimentaire pour donner du goût, de la couleur, de la conservation, de la rapidité de transformation : les lecteurs de la revue RIA peuvent en avoir une idée.
N'oublions pas que la nouvelle frontière de ce sindustries est de nous faire consommer des produits déjà préparés (pré-parés, faits beaux).

Manger équilibré, manger la cuisine que vous faites de A à Z, choisisser vos produits et ne privilégier pas la quantité au dépens de la qualité.

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04 juin 2007

Courbet et La Vague

Ce soir c'était la dernière réunion du jury du Prix Océane, organisé par La Galerne, librairie au Havre.

Le livre du jour, 6ème de la sélection, portait sur Gustave Courbet. Je ne vous parlerai pas du livre mais de Courbet et de la gageure qu'il se mit en tête de relever : peindre une vague, saisir le moment, l'instant où le sommet de cette vague se brise et s'écroule dans un flot d'écume.
Les films nous permettent de nous passer et repasser cet instant, la photographie demandait des temps de pose très longs : Courbet n'avait que ses yeux pour voir cette matière changeante. La vague est différente de sa suivante comme de sa précédente. Les conditions ont changé : la hauteur de l'eau, la vitesse instantanée du vent et quels autres paramètres.
Et pourtant il réussit à saisir cet instant et à le figer.

Courbet_Vague_Le_Havre_1_

Loin de l'égaler, je me suis essayé à la capture de cet instant à l'aide de mon appareil numérique : voici quelques résultats

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Barre dans le Léon

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Vague et bouée devant Ameland (NL)

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Le Chateau à Locquémeau

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29 mai 2007

Kayak à la semaine du Golfe

Nos amis morbihanais ont la très bonne idée d'organiser tous les 2 ans pendant le week end de l'Ascencion une concentration de vieux gréements http://www.semainedugolfe.org et nous avons décider d'aller voir cela de plus près.

Nous voici partis à 3

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et par un prompt renfort rouennais nous arrivâmes 6 sur les bords du Golfe.

La météo fut propice pour toutes les sorties même si les matinées étaient un peu grises.

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Les eaux du Golfe malgré le fort courant se prêtent bien à la pratique du kayak et le slalom entre les îles est plein de charme. Par contre la forte affluence nous a empêché de pratiquer notre occupation favorite : la pêche. Nous réussissons mieux en baie de Seine.

Mais le spectacle était devant nos yeux et voici quelques photos pour vous mettre l'eau à la bouche

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Sur les quais de Vannes nous avons trouver LE constructeur de kayak (http://www.kerlo.fr ) : kayak en bois moulé mais surtout en latte de bois et toile enduite. Un vrai rêve.

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Il y aura un stage de construction l'année prochaine.

Enfin qui dit bords de mer dit fruits de mer : les huîtres et araignées ont subi notre passage !

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Je reconnais que nous devrons faire porter nos efforts sur quelques éléments de confort.

Prochaine semaine : l'Ascencion 2008 sera le 21/05 et http://semainedugolfe.org

Posté par GildasKigner à 18:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]